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Des nouvelles de Maëlle et Léane – Une complicité de chaque instant
Ecrit par Luc MASSON le 16 mai 2009

Juste quelques mots pour toi Maëlle, pour te dire à quel point tu es une grande sœur formidable et une petite fille « extraordinaire » toi aussi. Tu voulais absolument une petite sœur, pas de garçon, ils ne pensent qu’à se battre.

Quelle joie quand Lélé est arrivée, tu veux t’en occuper tout de suite, lui changer ses couches, lui donner le bain, une seconde maman…

)Puis arrivent les crises d’épilepsie, les hospitalisations à répétition, tu souffres de notre absence, ta sœur te manque, mais tu reste une adorable petite fille, peut être trop parfois….. Tu n’arrêtes pas de faire des grands projets, « on fera telle chose quand tu sera grande.. », tu me pose beaucoup de questions « Quand Léane saura t-elle marcher et parler, pourquoi elle est comme ça ?»

Un bisou pendant nos vacances en Bretagne

Puis au fil du temps tu ne pose plus de questions, tu comprend toute seule, que Lélé ne marchera peut-être pas, qu’elle est comme ça et que l’on ne peut pas y faire grand-chose, ce qui ne t’empêches pas d’avoir de vrais moments de complicité avec elle, des sœurs tout simplement.


En attendant le Père-Noël

Puis arrive une autre nouvelle, encore plus grave et abominable que la première, comme tu le dis si bien, Lélé a deux maladies.

Il a fallu t’expliquer que cette fois-ci ce ne sera pas la même chose qu’avec les anciennes hospitalisations : Léane rentrera à la maison mais un jour elle ne sera plus avec nous, tu me demandes chez qui elle ira, je te répond chez personne, tu me demandes ou elle sera, je ne peux te réponde... Je te demande si tu comprends ce que j’essaie de te dire, et là tu deviens toute blanche, tu te fige, j’ai peur que tu t’évanouisses, et tu me réponds que oui, tu pleurs…


A l’hopital

Quelques temps après tu me dis que tu crois que c’est de ta faute ce qui arrive à ta sœur car plusieurs fois tu t’es dis que tu en avait marre d’avoir une sœur malade.

Tu as déjà tellement souffert, je pense trop souvent à ma souffrance, sans penser à celle des autres, de Papa et de la tienne également, c’est pouquoi Boubou (je t’appelle toujours comme cela) je voulais juste te dire que Léane t’adore et que tu es une super grand sœur, continues d’être comme tu es avec elle, à la dorloter, à jouer, à l’aimer tout simplement.


Bisous ma poule

Maman

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