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Pourquoi nous ?
Ecrit par Sébastien HUYGHE le 15 octobre 2007

Aujourd’hui, j’aimerais vous faire partager un de ces textes que j’ai pu trouver au fil de mes navigations sur le web. Je ne sais plus sur quel site j’ai pu le lire mais toujours est-il qu’il me plait beaucoup et que, même si l’on n’est pas croyant, il offre une offre façon de se poser les questions : « Pourquoi moi ? », « Pourquoi nous ? ».

Je n’ai pas lu ce livre et n’en connaît même pas le contenu exact. Pour moi, cet extrait nous montre qu’il n’y a pas de maman parfaite mais que pour chaque enfant doit certainement se trouver quelque part une maman lui convenant parfaitement qui saura l’aimer tel qu’il est. Alors « oui », nous n’avons pas des enfants parfaits (qu’ils soient ou non atteints de difficultés aussi différentes soient-elles), « oui » nous ne sommes pas des parents parfaits mais si nous leurs donnons le meilleur de nous même alors ils nous le rendront au centuple.

Pardonnez-moi messieurs si cette fois les dames sont à l’honneur et ne croyez pas qu’il puisse s’agir d’une quelconque solidarité féminine, loin de là ! ;-)

La plupart des femmes deviennent mères par accident, beaucoup par choix, d’autres par pression sociale et quelques-unes par habitude.

Cette année, près de 100 000 femmes deviendront mère d’un enfant handicapé. Vous êtes vous déjà demandé comment les mères d’enfants handicapés étaient choisies ?

D’une certaine manière, j’imagine Dieu planant au-dessus de la Terre, choisissant très attentivement chaque femme à qui il confiera Ses enfants. Alors qu’Il observe, il demande à Ses anges de prendre des notes dans un grand registre.

« Armstrong, Beth, un fils, Saint Patron : Mathieu. »

« Forrest, Marjorie, une fille, Sainte Patronne : Cécile. »

« Rutledge, Carrie, des jumeaux, Saint Patron… donnez-lui Gérard. Il est habitué à l’impiété. »

Finalement, Il donne un nom à Ses anges et sourit.

- « Confiez-lui un enfant handicapé. »

L’ange est curieux.

- « Pourquoi elle, Dieu ? Elle est si heureuse. »

- « Justement », dit-Il en souriant. « Pourrais-je donner un enfant handicapé à une mère qui n’aurait jamais connu le bonheur ? Ce serait cruel. »

- « Mais est-elle assez patiente ? »

- « Il ne faut pas qu’elle soit trop patiente ou elle se laisserait submerger par le désespoir et s’apitoierait sur elle-même. Une fois le choc et le ressentiment passé, elle sera capable de surmonter cela. Je l’ai bien observée aujourd’hui. Elle est indépendante et a conscience de ses propres besoins, ce qui est nécessaire pour une mère. Voyez, l’enfant que je vais lui donner vivra dans un monde à part. Elle devra le faire vivre dans son monde à elle et cela ne sera pas facile. »

- « Mais, Seigneur, je ne pense pas qu’elle croit même en Vous. »

Dieu sourit.

- « Cela ne fait rien. Je peux y remédier. Elle est parfaite. Elle est juste assez égoïste. »

L’ange manque de s’étouffer.

- « L’égoïsme est-il une vertu ? »

Dieu acquiesça.

- « Si elle ne pouvait se séparer de son enfant de temps en temps, elle ne pourrait pas y survivre. Oui, voilà une femme que je vais bénir en lui donnant un enfant loin d’être parfait. Elle ne s’en rendra pas compte tout de suite, mais on l’enviera. Elle ne prendra rien pour acquis. Elle ne considèrera aucune étape de la vie comme ordinaire. Quand son enfant dira Maman pour la première fois, elle assistera à un miracle et le saura. Quand elle décrira un arbre ou un coucher de soleil à son enfant aveugle, elle le verra d’une façon dont peu de gens voient mes créations. Je lui offre de voir clairement ce que je vois… ignorance, cruauté, préjugés… et lui permet de s’élever au-dessus de tout cela. Elle ne sera jamais seule. Je serai à ses côtés chaque minute de chaque jour de sa vie parce qu’en élevant cet enfant elle suivra ma parole aussi sûrement qu’elle est ici à mes côtés. »

- « Et comme Saint Patron ? » demande l’ange, son crayon suspendu dans l’air.

Dieu sourit :

- « Un miroir suffira.»

Erma BOMBECK
Extrait du livre FOREVER, 1996

Estelle
Maman d'André-Louis

Commentaires

6 commentaires

  1. Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots,chacun> suspendu au bout d’une perche qu’elle transportait, appuyée
    derrière son cou.Un des pots était fêlé, alors que l’autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d’eau À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé lui n’était plus qu’à moitié rempli d’eau. Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années
    complètes, alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu’un pot et demi d’eau. Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Mais le pauvre pot fêlé lui avait honte de ses propres imperfections, et se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé. Après deux années de ce qu’il percevait comme un échec, il s’adressa un jour à la vieille dame, alors qu’ils étaient près du ruisseau.
    « J’ai honte de moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l’eau s’échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison. » La vieille dame sourit : « As-tu remarqué qu’il y a des fleurs
    sur ton côté du chemin, et qu’il n’y en a pas de l’autre côté? J’ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j’ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais. Pendant deux ans, j’ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n’aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison.
    Chacun de nous, avons nos propres manques, nos propres fêlures. Mais ce sont chacune de ces craques et chacun de ces manques qui rendent nos vies ensemble si intéressantes et enrichissantes à trouver ce qu’elles ont de bon en elles. Donc, à tous mes amis fêlés, passez une superbe journée et
    rappelez-vous de prendre le temps de sentir les fleurs qui poussent sur votre côté du chemin !

  2. Superbe texte.
    A toutes ces mamans formidables qui amenent beaucoup de soleil dans la vie de ces petits lous. (Bien sur les papas y contribuent mais la on parle des mamans!)
    Je vous souhaite plein de Miracles.

  3. un grand bonjour à vous tous..
    nous essayons d’être présents à notre manière…
    vous pouvez compter sur nous 4
    bisous à paratger

    baptcol

  4. SUPERBE ce que je viens de lire. C’est vrai que l’on a souvent tendance à dire quand ça va pas "pourquoi nous"
    Nous avons une vie particulière, avec beaucoup de tracas, avec parfois un "ras le bol" mais quand notre enfant va bien qu’il nous fait un sourire ou un calin, il a le pouvoir de nous faire oublier nos soucis.
    Dernièrement je me comparais à ma jeune soeur, oh oui elle a une vie comme tout le monde fait presque ce qu’elle veut quand elle veut, mais ce qu’elle n’a pas c’est de pouvoir tenir sa fille comme moi dans ses bras, Cécile a 20 ans mais reste une jeune enfant. et ça j’apprécie oh oui. Faute de pouvoir changer ce que la nature à décidé regardons nos enfants et faisons en sorte de faire de notre mieux pour qu’ils soient heureux

  5. C’est beau et véridique ce que tu dis !

  6. j’en ai les larmes aux yeux…Un jour ma soeur me dit: "je ne sais pas comment tu fais avec un enfant handicapé, moi je ne pourrais pas le supporter"; et là je lui ai repondu que les choses etaient bien faites,j’ai un enfant malade car je peux vivre avec, mon caractere souple et relativisant le permet; alors finalement je m’aperçois que l’on a pas plus qu’on ne peut supporter, les choses sont bien faites

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05/10/2008
dorothée a écrit :

j'en ai les larmes aux yeux...Un jour ma soeur me dit: "je ne sais pas comment tu fais avec un enfant handicapé, moi je ne pourrais pas le supporter"; et là je lui ai repondu que les choses etaient bien faites,j'ai un enfant malade car je peux vivre avec, mon caractere souple et relativisant le permet; alors finalement je m'aperçois que l'on a pas plus qu'on ne peut supporter, les choses sont bien faites

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